La Jungle, le duo hyper prolifique belge est de retour avec un nouvel album… et un nouveau batteur ! An Order Of Things s’écrit à six mains et ça tape fort ! Sans prétention si ce n’est les frissons, Madeleine de Proust c’est l’occasion de faire un bond dans le passé et raviver les souvenirs, en évoquant des œuvres culturelles qui n’appartiennent qu’à nous.


Ecouter La Jungle, c’est faire à chaque fois l’expérience de la transe euphorique. Expliquer La Jungle à celles et ceux qui ne les ont jamais vus en live, c’est perdre les mots. Perdre les mots pour un groupe qui prend tout son sens dans la foule et la sueur. Dans ma tête, l’incapacité totale à savoir le nombre de fois où j’ai dansé, où j’ai levé mes bras, où j’ai ri, où j’ai perdu mon corps. Impossible et pourtant, des concerts mémorables sur le bout des doigts. Le festival Hop Pop Hop à Orléans, la Maroquinerie et l’homme en slip, la Clef en 2021 quand It It Anita était encore 4.
Alors, La Jungle, merci pour les nombreux souvenirs et longue vie !
Un livre/BD qui ne vous quitte jamais ?
MAT: Le diable au corps de Raymond Radiguet. Disons qu’il me suit depuis longtemps déjà. Très jeune auteur, une supernova littéraire qui décède beaucoup trop jeune à l’âge de 20 ans. Après avoir écrit deux romans et un recueil de poèmes.
Le morceau qui vous rappelle instantanément des bons souvenirs?
Je pense à Serenade de Steve Miller Band, cela me replonge dans une chouette partie insouciante de ma vie.
Pendant laquelle j’étais en pause avec la musique (suite à l’arrêt de mon premier groupe). A cette époque on ne faisait que du BMX avec les copains. A Bruxelles, à Mons, à l’étranger. Ça restait très créatif et alternatif. C’est avec ça que j’ai commencé à faire des tee-shirts personnalisés, à la main. J’ai continué cette approche après avec mes différents groupes.
Une œuvre d’art étudiée à l’école que vous avez toujours en tête ?
La Danse d’Henri Matisse. Tout lâcher, danser et ne plus penser à autre chose. Pour la simplicité des formes et des couleurs aussi. C’est une œuvre qui avait inspiré le nom d’un autre de mes groupes, The Dancing Naked Ladies, quatuor alternatif.
Un film dont vous citez les extraits, les dialogues ?
La chèvre de Francis Veber. Je l’ai vu très tôt. Bien bien bien con ce singe !
La photo de vous enfant que vous avez toujours près de vous ?
Je n’en ai pas mais dernièrement je suis retombé sur une avec mes frères assez jeunes et mon père devant une statue de lion quelque part au Luxembourg…
L’album que vos parents vous ont fait découvrir et que vous écoutez toujours ?
Songs from a room de Leonard Cohen. Je me suis amusé à retranscrire les paroles que je pensais comprendre. Puis à retrouver les accords. C’est un peu le début de mon apprentissage de la guitare. Même si je suis incapable de jouer comme lui les arpèges.
Si vous deviez résumer votre rapport à la musique avec une œuvre ?
Je pense que n’importe quel disque de Fugazi fera très bien l’affaire. Tourner beaucoup, faire tout par nous mêmes.

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