Goodbye Karelle a sorti, il y a déjà quelques années son premier album, Hugh Greene & the Lucies Made Me. À l’époque, je n’en avais pas entendu parlé. Aujourd’hui, je l’écoute en boucle. Entre mélancolie, mots murmurés et poésie, l’artiste construit sa voie.

Aujourd’hui, dimanche. Le soleil est ressorti après des jours de pluie. Et avec lui, moi aussi. J’ai soulevé la couette d’été, embrassé les chats et respiré l’air frais. Maintenant, ciel noir et lampadaires allumés. Mes enfants poilus sont toujours dans les parages et j’écoute pour la centième fois -au moins- l’album de Goodbye Karelle. L’artiste ne m’est pas inconnu.e, son nom a déjà été évoqué dans mes messages privés il y a quelques mois. Mais j’ai besoin de temps, ou, en tout cas, de reconnaître le bon moment. Lorsque j’ai su, j’ai lancé l’écoute de l’album. Depuis, je n’écoute plus que lui. Pourtant, il est sorti en 2023. Pourtant, ma boite mail regorge de disques récents à chroniquer. Oui, mais la vie, le bénévolat, mon temps libre, font que je décide ce dont j’ai envie. Et là, tout de suite, c’est Goodbye Karelle.
Hugh Greene & the Lucies Made Me est le premier album de l’artiste québécois.e. Aussi poète et acteurice, Karelle Tremblay est un.e habitué.e de la scène et des mots. Et lorsqu’iel trouve les siens, iel s’empare alors de la musique et compose des morceaux à son image. Les titres s’enchaînent. Aussi torturés que poignants, l’artiste évoque le chagrin amoureux, l’attente et parle mieux que jamais, de ce sentiment diffus et poisseux de ne pas être vraiment là, jamais vraiment à sa place.
Une intro étonnante, où les sons s’emmêlent, comme sur le reste de l’album. Ici un éclat de rire, là une cigarette fumée. Comme si tout se construisait avec iel, dans une seule et même pièce. Dans un coin, un piano. Ici, un violon. Et toujours cette voix, hypnotique et basse. Puissante et chuchotée. J’entends parfois Elie Zoé et Mitski.
Je devine aussi les humeurs et la manière de se déployer. Le besoin de gratter dans un carnet, la guitare près de soi, les ami.es pour avancer et l’art pour exister.
Un album entre folk et pop dont je ne me lasse pas. Enveloppée dans mes plaids et réchauffée par mes chats, il est le compagnon idéal du matin, lorsque le café est encore fumant. Le soir, il adoucit mes pensées, lorsque je traîne au lit, un livre dans un main et un chai latte dans l’autre.
Goodbye Karelle a plusieurs nouvelles sorties attendues pour cet automne et j’ai grand hâte.
Ne lae manquez pas :
14.10.25 – L’Ubu, RENNES
15.10.25 – MaMA Festival, PARIS

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