L’EP d’Oda Larson en exclu !

Tandis qu’Oda Larson sortira son premier EP, Les Rêves Se Meurent ce 15 juin, j’ai l’honneur de vous le dévoiler quelques jours avant, ici, en exclusivité. Projet singulier, qui se démarque de ce que j’ai l’habitude de chroniquer, mots en français déclamés, je vous explique pourquoi cet opus me touche particulièrement.

Crédit photo : Justine Faustino de Faria

Son nom de scène ? Oda Larson. Celui sous lequel je le connais ? Damien Carlier. Il faut dire qu’en bonne pilier de bar de l’International, j’ai eu l’occasion de le voir à de multiples reprises puisqu’il y travaillait en tant qu’ingé son (l’International, je vous aime et vous me manquez). Difficile de passer à côté de cet homme au second degré décapant, habité par cette passion musicale. Tellement ancrée en lui qu’il débute en 2016 un premier projet, Huitième Mesure. Il compose et sort un album, un EP, des courts-métrages et une exposition de photos en autoproduction.

Aujourd’hui, Oda Larson prend la relève, avec cette volonté encore une fois de s’emparer de chaque étape de la création : textes, vidéos, un univers visuel incarné et assumé.
Oda Larson nous raconte des histoires, elles lui appartiennent peut-être mais il nous les offre, simplement. Les maux sont partagés par une jeunesse paumée et rebelle qui (se) trompe, se noie dans l’alcool et les cigarettes pour tromper la banalité d’un quotidien absurde.

Avec Les Rêves Se Meurent, l’artiste creuse une brèche, en se libérant du rap pour tendre vers une pop mélancolique aux allures de rock. Les mots sont susurrés ou bousculés, d’une voix grave et nonchalante. Oda Larson puise ses influences du côté de Woodkid, Dajak et Finnegan Tui, des artistes aux univers mouvants. Chez le musicien, la performance scénique passe au premier plan avec la création d’un groupe. Il fêtera d’ailleurs la sortie de son EP dès le 16 juin au Supersonic !

Les six titres qui composent Les Rêves Se Meurent sont aussi incisifs que désabusés. L’EP s’ouvre avec La Brume, qui reste définitivement en tête. Dynamique, frôlant le rap et la colère, le morceau décrit les états d’âme du personnage. Une pression qui s’exerce, des sonorités brutes, nous voilà plongés dans l’univers d’Oda Larson.
Le second morceau, qui donne le nom à l’EP, est teinté de nappes brumeuses, de voix éthérées. Un contraste saisissant avec le titre qui précède. Woodkid plane au dessus de nos têtes.
Puis Escroc, premier morceau clippé, narre l’histoire d’un homme ordinaire qui offre de jolis mots et les reprend facilement. « Vis ta vie comme si j’étais pas dans la tienne », une phrase jetée et répétée, comme si finalement la personne en face allait se décider à le quitter. Escroc c’est finalement les histoires d’amours d’aujourd’hui, qui se construisent en demi-teinte, sous des couche de pudeur et de vulnérabilité cachée.
Avec Peur Du Vide, vient le temps de la ballade. En acoustique, avec seulement une guitare et un piano, Oda Larson déploie ses sentiments, poésie du banal, émotions quotidiennes.
A Contrecœur apporte des textures électroniques et des paroles simples. Au plus près de soi, Oda Larson décrit les états d’âme de son double. Entre choix existentiels et doutes métaphysiques, l’artiste sonde ses pensées d’une voix qui semble brisée.
Finalement, l’EP se clôt avec Quelques Regrets. Un morceau en miroir avec Escroc, histoire de boucler la boucle. Reconnaitre ses erreurs, assumer, grandir. Oda Larson apporte des harmonies entêtantes, délicieusement fortes.

L’EP Les Rêves Se Meurent révèle le monde complexe et imagé d’Oda Larson. Poétique des idées, justesse des sonorités, le musicien se dévoile sans fioritures. Un bijou à écouter.

Suivez Oda Larson sur Facebook et Instagram.

Une réponse à « L’EP d’Oda Larson en exclu ! »

  1. Avatar de Damien Carlier

    Merci pour ces mots 🙏 merci fréquence O

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