Morenike Vincent est née en Irlande, a été élevée à Rome et vit aujourd’hui à Paris. Et son parcours musical est à l’image de son enracinement : aussi riche que singulier. Après avoir suivi une formation classique de dix ans au piano et au violoncelle, la compositrice italo-nigériane a ensuite étudié le chant jazz au conservatoire avant de tisser percussions orientales et africaines aux sonorités trip-hop et à une certaine spiritualité. Son EP, Nobody Knows My Name sortira le 13 mars prochain. Sans prétention si ce n’est les frissons, Madeleine de Proust c’est l’occasion de faire un bond dans le passé et raviver les souvenirs, en évoquant des œuvres culturelles qui n’appartiennent qu’à nous.

Un livre/BD qui ne vous quitte jamais ?
Just Kids de Patti Smith est un de mes livres préférés. Quand je le lis, je suis immergée dans le New York des années 70. Il tient une place très spéciale dans mon cœur.
Le morceau qui vous rappelle instantanément des bons souvenirs?
L’Appuntamento d’Ornella Vanoni, une vieille chanson italienne très belle qui me rappelle les étés passés à Rome, ville où j’ai vécu pendant de nombreuses années.
Une œuvre d’art étudiée que vous gardez en tête ?
Siloustas Series d’Ana Mendieta. C’est une œuvre d’art à laquelle je me sens vraiment connectée, ayant grandi dans des environnements empreints de nature. Ses travaux explorent la relation des femmes à la nature, et je trouve sa vision à la fois brute et romantique.
La photo de vous enfant que vous avez toujours près de vous ?
C’est une photo de ma mère et moi en Inde lorsque j’ai 3 ans. Elle avait l’habitude de m’emmener dans de nombreux lieux cools quand j’étais très jeune. Je suis un peu triste parce que je ne m’en rappelle pas.
L’album que vos parents vous ont fait découvrir et que vous écoutez toujours ?
Tracy Chapman de Tracy Chapman. Ma mère l’avait à la maison et je lui ai toujours dit que c’était mon album préféré.
Si vous deviez résumer votre rapport à la musique avec une œuvre ?
An Offer of Love de June Carey et Ada Desina. C’est une œuvre d’art que j’aime beaucoup ; elle me rappelle ma mère et mon père, puisque les personnages représentés sont noir (lui) et blanche (elle).

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