Les drômois de TV Sundaze ont sorti il y a quelques mois un nouvel album, Plastic Bags / Packing Tape. Un rock entre garage et fuzz, qui ne se refuse rien. Sans prétention si ce n’est les frissons, Madeleine de Proust c’est l’occasion de faire un bond dans le passé et raviver les souvenirs, en évoquant des œuvres culturelles qui n’appartiennent qu’à nous.


Les groupes de musique que j’aime et qui viennent de chez moi sont plutôt rares. Forcément, je pense à Johnnie Carwash, habitué de la salle de concert Mistral Palace à Valence. Aujourd’hui, il y a aussi TV Sundaze. Le quintet, remarqué par Howlin’ Banana et Le Cèpe Records navigue entre garage cracra et fuzz addictifs. Le punk, porté par une voix rageuse, n’est jamais loin. C’est vénère et solaire. Je dis oui.
Quel est le livre/BD que vous ne quittez jamais ?
Max (batterie) : It’s about Time de Robyn Flans. C’est la biographie du batteur américain Jeff Porcaro, qui jouait dans le groupe Toto et qui était aussi un grand musicien de studio. C’est une personne qui m’inspire quotidiennement et pouvoir avoir accès un peu plus à sa vie au travers de ce livre renforce encore plus ce sentiment. On nous raconte ses choix et ses expériences liés par la passion de la musique et ça me permet de faire des parallèles avec ce que je vis (à mon humble niveau évidemment) et de rêver un peu. Le livre retrace ses enregistrements, ses collaborations avec de nombreux artistes et c’est toujours amusant d’aller écouter ces albums et de reconnaître sa patte, son jeu.
L’album que vos parents vous ont fait découvrir et que vous écoutez encore ?
Corentin (guitare, voix): Quand j’étais enfant, ma mère m’a emmené un jour à la Fnac pour que je choisisse et j’achète mon premier CD « d’adulte » car je venais d’avoir pour Noël ma première chaîne stéréo. Sachant qu’à l’école tout le monde ne parlait que de ça j’ai acheté un des premiers singles de M. Pokora. Quand je suis arrivé à la maison, mon père m’a tout de suite enlevé des mains le CD de M. Pokora pour le remplacer par le live If You Want Blood You’ve Got It de ACDC. Merci Papa, ça a changé ma vie. La pochette avec Angus qui se plante une guitare dans le torse, ce son de guitare de fou, la voix de Bon Scott… J’ai eu un vrai déclic à ce moment-là. Je venais de découvrir le rock n’ roll. Je pense que mon père a choisi de me faire écouter un live car avec le son du public qui criait il savait que ça allait me donner envie de jouer de la guitare un jour.
Plus tard, quand j’ai eu ma première platine vinyle, c’est aussi le premier album vinyle que j’ai écouté avec mon père. Et il m’a même emmené voir ACDC en concert !
J’écoute encore assez souvent ce même disque que mon père écoutait sans cesse à l’époque aussi.
La chanson qui vous ramène instantanément de bons souvenirs ?
Jeremy (basse) : La question est assez paradoxale pour moi. Le morceau en question, c’est Pink Bullets des Uncommonmenfrommars. À la première écoute, je me suis vraiment demandé ce que c’était que ce truc. Et puis quelque temps plus tard, je suis juste tombé dans le punk rock. Ce morceau a un peu tout déclenché pour moi. C’était il y a 13 ans…
Une œuvre d’art étudiée à l’école que vous avez toujours en tête ?
Romain (guitare, voix) : Alors je vais jouer un peu sur les mots mais en techno au collège j’ai fait un robot à moustache qui se tape contre les murs et se retourne pour partir dans une autre direction. Finalement c’était un peu une œuvre autobiographique mais je ne le savais pas encore.
Dans le monde de la musique finalement avec TV Sundaze on a pu se prendre des murs mais on a aussi découvert la fonction de se retourner pour mieux avancer autrement. Ça représente bien tout ce qu’on vit actuellement, et pour l’instant on est sur une bonne lancée, le prochain mur à l’air loin, mais quoi qu’il arrive on saura se retourner.

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