Panic Shack, une virée punk

En juillet dernier, le quatuor gallois Panic Shack a sorti son premier album, aussi addictif que jouissif. Des tubes à la pelle, une énergie punk délicieuse et des nanas badasses qui n’ont peur de rien, surtout pas des hommes et de la scène.

Crédit photo : Ren Faulkner

Sur l’artwork de l’album, quatre femmes de dos accoudées à un bar. Face à elles, un homme, qui ne fait pas partie de l’histoire. Elles portent de la couleur, du vinyle, du léopard, semblent à l’aise. Pour cause, les musiciennes dévoilent sans aucune gêne leurs fesses : les strings dépassent des micro shorts, de la jupe de princesse. Et ?

Je suis intriguée. Puis je lance le premier titre, Girl Band Starter Pack. Je veux en être. Le dossier de presse finit de me convaincre lorsque je lis : « Les garçons donnent l’impression que c’est difficile », dit Em en levant les yeux au ciel. « Chaque fois que je vois quelqu’un par terre en train de tripoter ses pédales avec une tête de con, je me dis que tu donnes l’impression que c’est inaccessible, alors que c’est en fait tellement facile.« 

J’ai trouvé mes queen. Je dévore l’album, je l’écoute encore, dans le désordre, certains titres plus que d’autres. Je veux les voir en concert, me faire rouler dessus et imaginer le pit rempli de meufs. Je veux les interviewer, qu’elles me parlent de leur rapport à la société patriarcale et de leur place au sein de l’industrie musicale.

Formé en 2018 à Cardiff le groupe sort son premier single en 2020. Depuis, il n’a pas arrêté. Panic Shack s’illustre par des paroles audacieuses, des riffs acérés et une fougue réjouissante. Les mots fusent, sans filtre, tandis que les mélodies se répètent dans nos têtes.

Ce premier album, sorti en juillet dernier, a été produit par Ali Chant (PJ Harvey, Yard Act). De bavardages entre filles aux rires partagés, de confidences à blagues déployées, les musiciennes prennent leur place. Au fil des morceaux, elles dégainent leur panoplie de féministes vénères et chantent le culte de la minceur (Gok Wan), le besoin de faire la fête (Girl Band Starter Pack), les poches de jeans inexistantes (Pockets) ou encore la question du harcèlement sexuel (SMELLARAT).

Elles parlent de tout, elles parlent de rien, entre les verres qui s’entrechoquent et la fumée des cigarettes. J’écoute Lazy très souvent, je hurle avec elles et j’aimerai clairement être pote avec elles.

Un premier album qui fait du bien au corps et à la tête. Friendly reminder que les femmes aussi savent faire du punk.

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