Le trio breton Stade a sorti hier son premier album, Musiques de stade. Entre post-punk, garage et rock alternatif, les musiciens nous offrent onze titres joyeux, directs et généreux. Sans prétention si ce n’est les frissons, Madeleine de Proust c’est l’occasion de faire un bond dans le passé et raviver les souvenirs, en évoquant des œuvres culturelles qui n’appartiennent qu’à nous.


Stade aime le foot, Stade vient de Bretagne et ça se retrouve dans Paimpol, Stade aime les jeux de mots, Stade est un trio composé d‘Elouan Jégat au chant, Yann Ollivier à la basse et Baptise Le Solliec à la batterie, Stade mérite une chronique sur Fréquence O, Stade me fait sourire, Stade est attendu à Paris, Stade je les aime déjà.
Yann a répondu à mes questions.
Un film dont tu cites souvent les répliques ?
Wayne’s World. C’est un film qui a marqué plusieurs générations et qui est truffé de citations qu’on utilise tout le temps. C’est aussi un film auquel les musiciens s’identifient généralement très bien car il y a beaucoup de clins d’œil.
Sinon, on peut partir aussi sur les films de Louis de Funès, alors là des citations, j’en ai pleins « Et bah mes cadets, et bah mes p’tits frères, ça commence bien »
Entre Wayne’s World et De Funès, il y a certes un gouffre mais le même goût pour l’absurde certainement.
Si tu devais résumer ton rapport à la musique avec une œuvre d’art ?
The Wall de Pink Floyd. C’est assez personnel pour le coup mais pour moi, pour moi c’est une œuvre magistrale. Le film tout autant que la musique. Et c’est ce genre de chef d’œuvre qui te change à vie. Ce film évoque des blessures que nous avons tous au fond de nous finalement. C’est pour ça qu’il touche et qu’il marque les esprits encore maintenant. Il ne rend pas très joyeux mais me pousse à la réflexion. Pour moi, il y a eu un avant et un après dans ma vision de faire de la musique, de l’aborder.
La chanson qui te rappelle instantanément de bons souvenirs ?
Champagne de Millionnaire. C’est un morceau (comme tout l’album d’ailleurs) qui te donne la pêche. Tu te sens surpuissant pour prendre la route en tournée, rien de tel. Et en plus, on le reprend en concert.
Je les ai découverts en 2002 à L’Aéronef (Lille) et c’est l’une des plus grosses claques de ma vie. Tu sais, tu ne connais pas le groupe mais quand les membres s’installent, tu sens qu’il va se passer quelque chose ; tu ne sais pas quoi mais une heure plus tard, tu ressors en ayant pris une grosse gifle !
La photo de toi enfant que tu as toujours près de toi ?
Une photo ou je pose à côté d’un Saint-Bernard en classe de neige. Il faut dire que j’ai toujours adoré les « Bernards », d’une façon générale

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