Les frissons de Bebly

Bebly a sorti le 24 janvier son nouvel EP, Arracher les fleurs. Sept titres qui dévoilent une voix douce et rugueuse, sept titres d’indie folk qui ne laissent pas indifférent.
Sans prétention si ce n’est les frissons, Madeleine de Proust c’est l’occasion de faire un bond dans le passé et raviver les souvenirs, en évoquant des œuvres culturelles qui n’appartiennent qu’à nous.

Crédit photo : Bebly

Bebly est un habitué de la scène : Deportivo, Eiffel, Blankass, Bashung. Des premières parties pour des concerts complets.
Et pourtant, lorsque la pandémie mondiale se déclare, il délaisse les grosses guitares pour trouver sa voix, délicate et simple. Les mots se marient en français et dansent avec l’acoustique des accords. Bebly joue le jeu de la subtilité et des émotions.

Quel est le morceau qui te rappelle instantanément de bons souvenirs ?

Doing it to death / The kills
J’ai entendu pour la première fois ce morceau au mariage de mon pote et réalisateur de mes EP (Sylvain Carpentier). Sa femme et lui avaient décidé d’ouvrir le bal sur ce titre. Ils avaient bossé une chorégraphie à tomber pour l’occasion et ils étaient clairement magiques ! Nous étions toutes et tous bluffé.e.s ! 

Anecdote :  deux mois plus tard, je vais voir les Kills, ils jouent le titre, je filme et leur envoie. Ils me répondent : “T’es où ? nous on est près de la console son, on va se boire un coup ?” haha 

La photo de toi enfant que tu as toujours près de toi ?

Sur mon bureau (d’ordi), je garde une vieille photo de moi (que j’ai scanné) en train de déjeuner chez ma nourrice prise avec polaroïd alors que je devais avoir 4 piges, j’ai un air bien blasé trop cool dessus, ma “blasitude” est depuis restée intacte haha

C’est surement la meilleure photo de moi jamais faite ! 

Une œuvre d’art étudiée à l’école que tu gardes en tête ?

Je me rappelle avoir étudié Les ménines de Velasquez en seconde. A l’époque notre cours d’histoire se déroulait entre 15h30 et 17h30 et il était précédé d’un magnifique cours d’EPS de 2h. Vous expliquer que se faire 2h d’histoire après 2h de rugby sans prendre de douche était clairement la meilleure idée jamais trouvée par l’éducation nationale ! 

Bref, même si j’avais envie de me barrer cette oeuvre était tellement énigmatique que même crasseux et collant j’avais directement été captivé par la complexité du délire du peintre. 

Anecdote : j’avais oublié la taille de l’ouvrage et en allant au musée du Prado quelques années plus tard, je me suis retrouvé à nouveau bluffé par ce truc véritablement énorme. J’ai du scotcher au moins 20 minutes devant avec un bon mal de nuque en souvenir. 

Si tu devais résumer ton rapport à la musique avec une œuvre ?

Je choisirai The boy with the bubblegum de Tom Mc Rae, 3 notes, une voix glaçante et des frissons assurés. 


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