Le 20 septembre dernier san carol sortait son quatrième album : mala vida. Un condensé de shoegaze où les voix éthérées se mêlent à la mélancolie des idées.

Reprendre le chemin de l’écriture. Celui qu’on avait délaissé. Par manque de temps et de force. Même les meilleurs albums semblent des fardeaux lorsque les pensées ne sont plus vraiment là.
Pourtant aujourd’hui, je sors de ma tanière pour vous parler du nouvel album de san carol – mala vida. Peut-être parce qu’il évoque la dépression, que je sens l’écho en moi, que les mots susurrés répondent aux miens.
mala vida ou la vie qui effleure, écrase, emporte. mala vida ou ne plus savoir pourquoi on se lève parfois. Six ans après le sublime Houdini (2018), san carol est de retour avec un album plus touchant que jamais.
Derrière le projet, se cache l’artiste protéiforme Maxime Dobosz. Programmateur d’une salle de concert mais aussi musicien dans de multiples formations (Sandwich, Asexual Content et Big Wool) l’homme à la barbe hirsute et au sourire franc semble ne jamais s’ennuyer.
La musique, la musique, la musique. La sienne, je la découvre il y a plus d’un an maintenant tandis que je me rends à Angers pour un concert dessiné de Teenage Bed, mon amie Léa MKL et lui-même. Quelques jours avant, je me lance dans l’écoute d’Houdini et je suis tout de suite saisie par Cancer, que j’écoute en boucle. Le concert au Joker’s me révèle autre chose. Des notes que je ne connais pas, et des humains qui semblent tellement s’aimer.

Alors, quand quelques mois auparavant je reçois l’album de san carol, je suis impatiente de toucher du bout des doigts de nouvelles pistes, sentir rapidement lesquelles seront mes préférées. Indiscutablement, modern times en duo avec Baptiste de Fragile en fait partie. Dès l’ouverture, la voix évanescente de Maxime se déploie au sein d’une atmosphère brumeuse et dense avant que le plafond de verre se fracasse sur ces deux mots : modern times. Alors, l’explosion de guitare et de basse, la batterie qui se déploie et ces quelques phrases qui reviennent sans cesse « nothing ever lasts ». Comment écrire sur cet album sans évoquer également nothing fills up the hole, ce lieu où le vent s’engouffre et fait bruisser les instruments.
Il y a dans les morceaux de san carol, une poésie qui émeut et soulage. Comme si le chagrin et le ressentiment disparaissaient sous des nappes brumeuses enchanteresses.
Accompagné par ses amis sur certains morceaux ou encore par les artistes Sale sur unsustainable et Claire Days sur pay no mind, Maxime semble finalement trouver au sein de cet album l’apaisement. Celui qui nous dépasse et nous caresse.
mala vida a été enregistré à La Cuve par Elliott et Stw et il est sorti le 20 septembre chez mims recs.

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