The Silver Lines ou la déflagration sonore

The Silver Lines, quatuor anglais, dévoilait le 4 septembre dernier son second EP, And The Lord Don’t Think I Can Handle It. Un rock brut porté par des hymnes revendicateurs. Définitivement obsédant.

Crédit photo : Tom Harris

The Silver Lines, groupe que j’ai découvert il y a déjà de longs mois. Tellement fascinée par leur single Bound que je n’avais qu’une hâte : les voir en concert. Et ne trouvant pas satisfaction à Paris, j’envisageais alors de les découvrir à ma ville de cœur, Sète. La distance ayant eu raison de moi, j’ai attendu. Sagement. Mais ce soir, le mystère sera enfin résolu. The Silver Lines se produira à La Boule Noire avec en première partie l’électrisante BLANK\\.

And The Lord Don’t Think I Can Handle It est leur second EP. Celui de la maturité, mais aussi de la rage et de la colère. Les quatre hommes insufflent au sein de ces cinq morceaux une fraicheur inattendue. Le rock se veut massif, parfois un brin daté, mais toujours renversant. On sent l’énergie complice, sans doute apportée par les frères Ravenscroft, au chant et à la guitare.

L’EP s’ouvre avec Roaches et sa critique des pseudo-intellectuels de l’industrie artistique. Un rythme soutenu, la voix qui aboie et au-delà, des mots vindicatifs. Dans le circuit musical depuis 2018 et ayant déjà sorti un certain nombre de singles, les artistes de The Silver Lines sont des habitués la scène, et ça se sent. Alternant passages soutenus et instants relâchés, ils s’amusent avec les notes et les accords.
Cocaïne, lui, semble déjà tout dire. Quelques accords plaqués, grattés en continu pour évoquer les drogues et l’addiction. Les futs claquent, les dents grincent et le cœur pulse.
Watch Yourself Boy flirte avec l’indécence : tempo relevé, et quelques mots égrenés, en boucle. On imagine alors aisément la joie, immense, en live, et la folie des corps propulsés. Tout est réuni pour ne rien perdre, rien lâcher. Un morceau dense et explosif.
Puis, le fameux Bound se dévoile, tout en douceur. Voilà enfin venu le moment de répit. La basse, omniprésente, accompagne la guitare, vaporeuse. Les mots, presque jetés racontent la masculinité toxique.
Enfin, Tame conclut l’EP : vif et brulant. Les riffs, électriques semblent porter une certaine urgence. Le final, précédé par quelques phrases répétées, « Somehow you better learn now », finit de nous convaincre.

The Silver Lines offre avec ces cinq titres dix-huit minutes d’euphorie et de tension. Un EP addictif, porteur de refrains entêtants et de valeurs partagées. And The Lord Don’t Think I Can Handle It provoque sautillements, palpitations et hurlements.

Si vous ne les avez pas encore vus, ils seront prochainement du côté de Nevers, Rouen, Nantes, Rennes ou encore Bordeaux !

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